31.07.2007

10 - LE POILU DANDY

LE POILU DANDY

Un nombre fort restreint de monuments semble vouloir illustrer quelque épisode de la Comédie humaine égaré au XX° siècle : par exemple, Félix de Vendenesse, accoudé à la cheminée de quelque salon renommé, narre de façon distingué un épisode de son séjour chez Madame de Mortsauf (voir, bien sûr Le Lys dans la vallée). L’attitude est noble et dégagée, et à ce détail, on comprend qu’il n’a jamais été au front, mais dans le secrétariat d’un général, situé suffisamment en retrait des bombes et des obus pour en entendre le vacarme au loin sans risquer de prendre un éclat dans la cuisse (ou dans la mâchoire, pour devenir une « gueule cassée ». Lui, il s’en est sorti, et l’auréole du prestige le nimbe. Il en devient quasiment féminin, la posture est caressante, non loin de lui, un miroir lui renvoie l’écho d’un héroïsme qui, certes, ne fut pas le sien. On trouve ce poilu de salon à Auderville (50), Bassercles (40), Beyries (40), Chiché (79), Le Lorrain (87), Liart (08), Sainte Eusoye (60).

 

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L'ange, dans la suavité froufroutante de sa bienveillance, semble dessiner à la main l'auréole à laquelle ce protégé des dieux aspire, à laquelle, après tout, il a droit.

A suivre...

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