30.01.2008
Livre traduit de l'en-deçà - 10/15
Au fond d’ici,
c’est la ficelle,
le froid de la parole.
Dans le couru du vent,
on fait du sec.
On devient mort,
le même à respirer.
Le cousu d’os,
la foule obtuse.
La cour du vrai,
dans la cloche à plongeur.
C’est qu’il fait froid,
au fond de la parole.
Le menti serti dans du vrai,
le creux de la famine.
Il fait du froid dans ma parole,
je mendie à cause de ça.
Je fais mon minuscule.
Dans le couloir des sons,
c’est la voix voulue
qui manque à mon appel.
C’est au pourtour,
le filet d’encre,
la voix couleur.
Vrai comme un soi
qui vient avec.
Le sourd de veille
se fait rapace.
Le bec de voix
cherche un désir.
On a peur du fond,
dans le menti du corps.
Il est en train de souvenir.
Hiver ivre en parole.
Qu’est-ce qui est fertile ?
Le tu de la figure ?
Le vent qui fait le respiré ?
Le pur de langue ?
Dans le cousu du minuscule,
toute la matière.
La voix sinue en marge.
On a du corps en trop,
et c’est la vie rapide.
Autour du trop,
ça reste à dire.
Un peu de peau
dans le vibré de vivre.
Le corps mineur
est fort de feinte.
L’induit de soi
dans l’oubli couche
fait son retard de cœur.
Tordu de soi,
le cousu coule
en voix couleur.
Là dans la force,
il a du trop, le poétique.
Dans le désert de foule,
un clown avide.
On ferme en cloche
un corps mendiant
qui se dévide.
On cherche en roche.
Entre les frères en peu,
surgit le vide.
C’est juste un cortège,
qui fait la voix
dans le nu du pourtour.
Avec son mort en couche,
c’est le total d’hiver
qui se plie en parole.
L’honneur du pauvre,
c’est dans le tu du cœur,
la ficelle à respire.
Pour le rien du vide.
C’est toi la farce.
Non à dormir,
non à mentir en voix,
non à tension de la figure
autour du trop qui siffle.
A la couleur du feint,
le vu du mort en couche
devient douleur du confus terminé.
Et ça s’entend, le contenu,
avec le thème en corps de voix.
Tout vient autour,
et ça s’amuse.
Dans le central à poudre d’os,
il fait son temporal.
C’est trop tard pour l’avantage.
Dans le froid d’aile, avec vertige,
le lourd a cassé.
Si c’est du vivre sur du rien,
le soi, c’est clandestin.
C’est devenu loquace, on dit,
le pur de langue en dur de chose.
Il fait le respiré du beau,
avec muscle à terre entière.
Il est réduit au corps interne.
A la vitesse du poétique,
il se mime, tiré de son destin
jusqu’au désert de foule.
Le fou de silence, l’auteur de quoi,
dans le triste de la figure,
l’hiver de pauvre, en minuscule,
avec du creux pour immerger
l’intestin clos, corps à plongeur.
Le petit sourd a la raison,
c’est son éternité rapace.
Dans le noyau du fond d’ici,
coule en cousu la voix d’ici.
L’insecte en mineur de fond
(c’est le scolyte avec rayons),
il fait musique d’effort,
il fait travail, il entrevit son corps.
Il doit du son de soi au poétique.
Avec lampyre en grappe,
autour des noms fusés du vide,
il attend la fracture à parole,
ce qui découle en hésité,
le fil de voix de soi où ça résiste.
La vie foisonne,
et c’est l’hiver de la personne.
A la volée de voir,
il faut des gestes.
On a furieux,
le grand vivant.
On se retient de foi.
On dresse un doigt.
La vie fait ses racines.
A la volée, les joncs.
Faut voir le travail des ruines.
Tout autre communique.
Déboîté, le furieux.
La vie se dresse,
et c’est le geste de personne.
Il court le vivant,
racine en vase,
il suit la fuite,
et c’est inextricable,
hiver de la personne.
Il y a trop.
On s’y marche.
C’est gluant défait.
Il fait ventouse,
un pied noir.
Coulé en foi dans sa glu,
le corps désert.
Il fait hiver,
revu en cru.
Qui veut quoi que je fais ?
Que veut qui que je nomme ?
Que peut quoi que je dise ?
Un signal à savoir.
Un silence d’œil.
Un coup de permanence.
La mue d’ignorance.
Le gel.
Le noir de geste.
Est-ce qu’on sait quoi,
quand on scrute ?
Tu veux voir volonté ?
C’est quand, la racine ?
Quand ça moissonne,
c’est en bruit.
C’est dans l’hiver, le fruit,
la couleur pauvre,
le donné.
Dans le pris du plaisir,
ça fait cloison.
La vie foisonne,
et c’est l’hiver de la personne.
As-tu vécu ?
C’est en murmure.
J’ai mon cadavre en pire.
C’est dans le tu
qu’on foisonne.
Avec hiver en face.
Avec savoir qui interroge.
C’est dans le tu de la foison
qu’on vit en cri.
Comment les gens ?
Quand on entend,
ça fait énorme.
C’est dans le tu de toi
que j’attends de savoir.
Quoi franchir ?
On fait cœur,
on fait bruit.
J’ai du cri avec mort d’avenir.
Du cru de moi,
qui attend, su, le soi,
le tu de toi,
l’hiver de la personne.
La vie de moi murmure.
C’est quand je crois à quoi ?
Dans le défait de moi,
ça reste en racine.
08:00 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Poésie, Littérature



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