03.02.2008

Livre Traduit de l'en-deçà - 12/15

Alors la terreur.

 

Pris conscience en frousse.

 

C’est en lui.

 

 

Quand tu me tiens,

 

c’est la formule.

 

Qui est cet autre ?

 

La trace est en embuscade.

 

Tendu à coups de rire,

 

c’était en force,

 

le coup parti.

 

 

Ce fut un coup d’aile,

 

il est tout seul dans son voyage.

 

Il se porte en otage,

 

sable autant que sablier,

 

ça coule en délité,

 

il dit son vertige.

 

 

Qu’est-ce qu’il est ténu,

 

le fil du frein !

 

 

C’est venu dans l’apparence.

 

Avec ses taches.

 

Tourné vers après.

 

Vaguement lâche.

 

 

Mais c’est dans la cage,

 

le craint qui sévit.

 

 

L’hiver en poche.

 

Où elle va, la personne ?

 

 

Couvert de vie,

 

tout seul avec son bruit.

 

 

Il fait son cœur.

 

 

Très lourd de traces,

 

on vient de loin,

 

on cherche à devenir.

 

 

Il est approché.

 

C’est en touchant,

 

dans son langage,

 

qu’il a formé.

 

 

Couvert de vie,

 

on a du mal à devenir.

 

 

Il faut aussi la surface,

 

la saveur, la plage.

 

 

On accumule en abstrait.

 

Qu’est-ce qu’on apprenait ?

 

 

Dans la formule au sable,

 

c’est obéir au présent.

 

 

On se tient court de front.

 

C’est cousu dans son hiver.

 

C’est un horizon,

 

un éternel.

 

 

Dans l’étranger, ça respire.

 

Le bruit du cœur,

 

ça fait son poids.

 

 

J’entends la vie venir.

 

Elle devient seule.

 

Mais en entier.

 

 

En sable pour les traces.

 

 

C’est en soi, la personne.

 

 

Couvert de vie,

 

aux frais des pendules.

 

 

L’écran des gouttes

 

accumule en abstrait.

 

 

Le bruit de tout, le cœur,

 

on veut ce qui se brûle.

 

 

Dans  le seul de soi,

 

ça consume.

 

C’est consommé, le sable.

 

 

Qu’est-ce qu’on prend ?

 

L’eau des traces,

 

lourd à vitesse,

 

le sec de cendre.

 

 

Accroché à ses traits,

 

on reste en coin de table.

 

 

Rideau de gouttes,

 

on voit avec les dents

 

l’insu de la personne.

 

 

Il bat dans sa pendule,

 

le bruit avec son cœur.

 

Il broie du seul.

 

 

Le bibelot fait son travail.

 

Pas dans le drôle en force,

 

mais dans le mur de quoi,

 

avec citerne occipitale.

 

 

Etre avec ses ratés,

 

à cette vitesse,

 

c’est court de front.

 

 

De l’âme en récusé

 

à l’aigre de la bouche,

 

il dort en creux.

 

 

Dénoncé en faux-corps,

 

l’enchevêtré désir.

 

 

C’est le surplus fabriqué,

 

avec la liqueur froide.

 

 

Il bat son bruit avec son cœur,

 

ça fait plus d’ombre,

 

et ça revient, appartenu.

 

 

Dans l’insu de sa personne,

 

l’œil qui pique.

 

 

Le faux-corps fait son geste.

 

Il fait ligament de soif

 

(on dira que c’est désir).

 

 

Entre les poussières,

 

le bruit de la vitesse.

 

 

L’ailleurs de soi,

 

c’est doux, mais ça bégaie.

 

Il fait du cœur, mais de loin.

 

 

Il bat dans son horloge,

 

le cœur qui sait que rien.

 

 

Il croit que ça débute.

 

Qu’est-ce qui compte ?

 

 

Il croit au temps qui part.

 

Est-ce que c’est mal ?

 

 

Il y a du mal.

 

Qu’est-ce qu’on perd ?

 

 

Il fait la digression,

 

on ne saura rien

 

des péchés de la mère.

 

 

A quoi on a mal ?

 

Qui est le donateur ?

 

Il se rend à son temps,

 

c’est promis sans presser.

 

 

L’instant s’ajoute à lui.

 

Ne parlons pas de vie normale.

 

 

Moins aboli que le présent,

 

il se donne un longtemps.

 

 

Avec du bois de soi,

 

il fait comme on doit faire.

 

 

Ai-je un esprit ?

 

 

Corps dans sa coque,

 

le regard fait son vide.

 

 

C’est le désert d’hiver.

 

Le dévolu se tasse.

 

 

On oublie ce qu’on a,

 

on n’a pas ce qu’on doit.

 

 

Au premier bout des traces,

 

il a du lourd d’effort.

 

 

Il se déplace.

 

Il nage animal avec son jour.

 

 

C’est du reclus en déposé.

 

 

Il fait masse.

 

Il fait dire.

 

 

On n’a pas la place.

 

On marche entre les corps.

 

 

Dans les sons de soi,

 

ça fait du fort.

 

 

Il ne dit pas pourquoi

 

ça fait du désir.

 

 

On ne sait pas

 

si c’est pénible.

 

 

Il y a du construit.

 

Qu’est-ce qui se prépare ?

 

 

On est dans les habitudes,

 

ou bien c’est la forme des choses ?

 

 

Est-ce que c’est mal ?

 

 

Dans le su, le fruit de soi,

 

le dit n’est pas le cru.

 

 

L’insu se défait,

 

il devient double.

 

Il fait un autre,

 

un refrain vague.

 

 

Il sort en buée,

 

en lignes creuses.

 

Il voudrait faire ou devenir.

 

 

Dans le dépôt des traces,

 

on voit celui qui va,

 

on ne sait pas le moi qui veut.

 

 

Alors le vu devient tordu,

 

un corps en vague,

 

avec un vide.

 

 

On n’explique pas.

 

Dans ce qu’il dit,

 

il ne sait pas.

 

 

On fait des plans,

 

de l’autre en construit,

 

de l’ailleurs défini.

 

 

Si c’est mal, ce qui sera,

 

on ne sait pas.

 

 

L’insu, c’est ce moi trouble,

 

avec désir à dire.

 

 

Si ça résiste à l’après,

 

c’est moins pénible.

 

 

On a cru,

 

ça fait du reste.

 

 

Si tu dis quoi,

 

tu fais du reste.

 

 

Dans ton habit en entier,

 

tu fais du lourd.

 

 

Lent sur le sens,

 

tu ne sais pas tout.

 

 

Qu’est-ce qu’on croit ?

 

 

Il faut du beau.

 

Est-ce qu’on s’y trouve ?

 

 

Avais-tu cette ombre ?

 

C’est ça que tu deviens.

 

 

Tu fais le choix des choses,

 

comme un loup dans les choix.

 

 

As-tu le corps en moins ?

 

Veux-tu vraiment ce visage,

 

en ailleurs qui convient ?

 

 

Le tir à balle,

 

c’est encore du repentir,

 

ou bien ça venge.

 

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