05.02.2008
Livre traduit de l'en-deçà - 13/15
La vie en clou,
dans le corps terminé.
Est-ce que tu dois quelque chose ?
En autre quoi,
c’est l’art,
ça fait du beau.
L’insu de soi,
dans l’urgent,
c’est le beau du complice.
On sait d’avant
ce qui blesse à découvert.
Quand tu fais ta joie,
respire.
Sorti de mon sac,
je prends l’amour,
j’anticipe.
Il y a long devant,
c’est la course.
Dans sa voix apprentie,
il s’est posé.
Couvert de vie,
ça monte au vertige,
avec droit au désir.
Si tu te dis,
ça fait complice,
ça retient l’eau de l’autre.
Il bat son cœur avec son bruit.
L’aire à repos,
le blanc de la couture.
Il a du cuir en surface.
Il dit pour quoi faire ?
Ce n’est pas un numéro,
ça existe en durée.
Il fait du bruit avec sa peur.
Couvert de vie,
son arbre boit d’avance
à même il est, le courant d’heure.
Dans le noir, il conduit.
Si ça disloque,
il donne en fourre-tout
les mots qu’on exige.
Il fait du cœur avec son bruit.
C’est mesuré.
Dans le noir du fruit,
c’est là qu’il dort.
Il fait corps.
Il fait beau.
Il a du fort en devenir.
Tout en nuit,
dans le froid, ça hésite.
Il a du noir.
Ailleurs, c’est la limite.
Il bat de l’heure
autour du trou.
C’est libre d’aile.
Labeur extrusif.
Il y a du fort dans ce trouble.
L’idée, elle est en bruit,
ça fait du lourd de traces.
Elle est en cœur dans le battu,
la vie complice.
Tout en fond, c’est la cuve,
avec sons vigoureux.
C’est de la voix qui s’étale,
ça se promène en soi,
le corps de forme.
L’idée, elle bat,
elle compte,
elle est venue en noir
nager dans le précis des traces.
A visiter l’insu,
on est couvert de vie.
L’effort d’avoir, avec son origine,
la peau du corps d’appui,
c’est tout au bord de la limite.
C’est peut-être ici,
l’art qui fabrique,
l’œil qui recuit l’idée par plaques,
avec ses faux abords,
- et le vrai du recours,
c’est la grâce.
Il vient, le murmuré,
le trémulé du temps,
le vibré d’anche avec ses ailes.
Il laisse un nom plus corporel,
un arbre à nuit :
ça pousse en bord,
désigné court de trace.
L’envers de son,
ça s’appelle,
ça bat du cœur dans un trou.
Le bruit qui dort,
est-ce qu’il fait limite ?
Dans le bondé du cœur désert,
on entend ça,
c’est la foule en couleur.
08:00 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Poésie, Littérature



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