07.02.2008

Livre traduit de l'en-deçà - 14/15

STRETTE

 

 

L’enfant, s’il joue la comédie,

 

c’est du sommeil intense,

 

c’est la vie profonde.

 

 

Il nage en clair

 

dans le trou d’os,

 

la fièvre occipitale.

 

 

Il regarde en lisière,

 

visage en gravité.

 

 

Il fait du devenu,

 

à force de brisure.

 

 

Pris dans le rut des choses,

 

il use un corps-sexe

 

aux autres âmes.

 

 

Il a creusé dans les contours,

 

il apprend le spectacle.

 

 

Le devenu, c’est la fabrique,

 

la main du corps pénible

 

où dormait la formule.

 

 

Dans le vibré de soi,

 

il faut du beau,

 

de la vie-vite,

 

en source pleine.

 

 

Au fond du trou de deuil,

 

couchée en chien de force,

 

était cousue la voix minuscule,

 

avec son fleuve.

 

 

Le chien d’ailleurs défend ses yeux,

 

je vis dedans,

 

la voix cousue cogne en cœur.

 

 

Couvert de vie,

 

avec du nerf en complice,

 

c’est le non du désordre,

 

avec du sel entre les vides.

 

 

L’enfant reconstitue

 

le cœur de la matière,

 

le poids des formes,

 

le pur de langue.

 

C’est lui le respiré.

 

 

Dans la cour de vrai,

 

c’est perspicace,

 

le courant dur.

 

 

On fait du fruit,

 

on a de l’invisible.

 

Qui c’est, la douane occipitale ?

 

 

On fait constat de poésie,

 

le besoin digne,

 

au fond d’ici.

 

 

On sort d’avoir,

 

on est le désert d’eau,

 

l’animal avec son rêve.

 

 

Tourné vers ce qu’il pense,

 

le visage a fait l’insu de soi.

 

Il reste en trou,

 

avec son grave.

 

 

A quoi la forme sert,

 

dans le bruit dur,

 

au fond d’ici ?

 

 

Peut-être un dernier corps,

 

pour la route ?

 

 

Couvert de vie,

 

le nom se dépose en trace,

 

en lieu sûr.

 

 

Travail en bord,

 

travail en tige,

 

ça vient à la fabrique,

 

il y a du construit.

 

 

Dans l’hiver de la personne,

 

ça continue à creuser,

 

ça vient se dire.

 

 

On est en vif,

 

en fort de forme,

 

le soi du sexe.

 

 

Ce qui se rit en sombre,

 

avec travail extrait de soi,

 

la lèvre à morsure,

 

la joie.

 

 

Le nom fait son être,

 

ça fait le beau dans le visage.

 

Il a traduit le pur de langue.

 

 

Il y a du sanglot sur l’écran.

 

C’est là, le respiré,

 

la frontière.

 

Combien on perd,

 

à retenir le lourd de l’air ?

 

                                                                                   

 

En corps de vide,

 

à bout de traces,

 

qu’est-ce qui résonne ?

 

 

A coups de creux,

 

le corps fait sombre.

 

On fait du beau,

 

avec lumière.

 

 

Il y aura ce format d’homme.

 

 

On est encore en soi,

 

dans le front bas,

 

ou bien la boule à fruit.

 

 

La voix d’en bas,

 

comme un rameur long,

 

c’est ça, l’hiver de parole ?

 

 

Le captif fait son sourd,

 

avec des trous dans le sujet.

 

 

Coule en portrait,

 

ce qui éprouve.

 

 

As-tu ton assaut ?

 

Fais ton pire,

 

avec le cœur ficelé,

 

la couleur de faux.

 

 

Et puis c’est la cour du vrai,

 

dans la cloche à plongeur.

 

Est-ce qu’il fait si froid,

 

dans l’appel,

 

qu’on l’entend pas ?

 

 

Il est pris dans la parole.

 

Il s’est noué, le respiré,

 

si ça voulait pas dire ?

 

 

En dur de chose,

 

il veut du respiré dedans,

 

ça tient au noyau.

 

 

Il est dessus la fracture,

 

ça coule en hésité,

 

le noir de geste.

 

 

L’hiver de la figure,

 

le soi du cri d’avant,

 

c’était quand, la torture ?

 

On ne sait plus :

 

ça fait du beau,

 

le vent vivant.

 

 

Au noir de vrai,

 

ça se dépouille,

 

l’insu de soi qui foisonne.

 

 

L’imminent fait centre,

 

en sac de soi,

 

il coule en fruit.

 

 

Saignement, mouriture,

 

il fait le jus, c’est la trace.

 

 

Le soi, c’est l’image.

 

Il traîne en louche.

 

Il est correct,

 

il a sa fatigue.

 

Il a mal à son vrai.

 

 

Si c’est dodu, la formule,

 

qui est cet autre ?

 

 

Allons à moi, corps de frousse.

 

Allons à coups de moi,

 

dans le ténu,

 

voir l’otage,

 

couvert de vie,

 

tout seul avec son bruit.

 

 

Il bat à coups de cœur

 

l’insu de la personne.

 

 

Est-ce que c’est ça,

 

la forme des choses ?

 

Est-ce qu’on s’y trouve ?

 

 

On fait du cœur avec son bruit.

 

On a trouvé le complice.

 

C’est ici la fabrique,

 

la peau des limites,

 

l’effort au fond d’ici.

 

 

Il coule en murmuré,

 

l’arbre à nuit,

 

à coups de bruit.

 

 

Alors, il peut dormir,

 

ouvert aux limites.

 

 

Dans le trou d’os,

 

c’est la foule en couleur

 

qui découle.

 

 

Tout au bord.

 

 

 


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