28.02.2008
LU DANS LA PRESSE (6)
VIVE LA PRESSE ECRITE !
Je voudrais qu’on m’explique : Libération du 26 février titre en page 14 : Les militaires s’inquiètent pour leur sort, et Le Monde daté du 27 (c’est-à-dire paru le 26, c’est un « journal du soir ») : La France va accroître son effort militaire en Afghanistan. Ce dernier article, signé par Nathalie Nougayrède, commence par : « Nicolas Sarkozy élabore avec ses conseillers une nouvelle politique française sur l’Afghanistan ». Il veut envoyer des troupes au sol, ainsi que des commandos des forces spéciales. Ça veut dire une augmentation du budget consacré à ces opérations. Dans Libération, au contraire, Jean-Dominique Merchet montre un corps militaire inquiet du flou des perspectives indiquées par Sarkozy, de la lenteur d’élaboration du « livre blanc » et de la nouvelle loi de programmation militaire (2009-2014). Un officier confie : « Nicolas Sarkozy ne s’intéresse pas aux militaires, il ne les connaît pas, ne semble pas les aimer ». Le journaliste ajoute : « Le général Bruno Cuche, à la tête de l’armée de terre, se plaint déjà de la paupérisation de ses troupes ». Un général, en privé, déclare : « Ce que les comptables préparent est une catastrophe. Lorsque Nicolas Sarkozy s’en rendra compte, il sera trop tard ». Sans entrer dans le débat pro- ou anti-militaire, voilà le grand mot lâché : LES COMPTABLES. Dans l’EDUCATION NATIONALE, on supprime à la prochaine rentrée 17.000 postes d’enseignants (départs à la retraite des « baby-boomers » non remplacés). A l’HOPITAL, « on » supprime des lits en pagaille et « on » projette de transférer toute l’activité hospitalière rentable vers les cliniques privées, qui connaissent d’ailleurs en ce moment un grand mouvement de concentration financière dans les mains des fonds d’investissement (que font ceux-ci avant que le taux de profit des entreprises rachetées n’atteigne plus les 15 à 20% ? Ils vendent. Bonjour l’avenir des soins). Bref, c’est le comptable qui commande, qui règne (tiens, ça me rappelle un cantique quand j’allais encore à l’église : « Parle, commande, règne, nous sommes tout à Toi, Jésus étend son règne : de l’univers sois Roi », voyez si ça marque). Celui-ci est détrôné au profit du COMPTABLE : allez, tout le monde à genoux, et reprenez après moi cette prière au COMPTABLE tout-puissant (et anonyme) : parle, commande, règne … Il ne s’agit plus de donner à un pays, à un peuple de citoyens, un espoir dans une société future un peu meilleure et un peu moins injuste. Il s’agit à présent de GERER son stock de population, de DIMINUER LES COUTS de l’entreprise France, de lui faire cracher le maximum de BENEFICES. On appelle ça « ajustement structurel », « restructuration », « plan social », pour ne pas dire : « Mes cocos, vous allez en baver, et c’est pas fini ». Non, je crois que ça ne fait que commencer.
09:41 Publié dans Dans la presse | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, politique, economie, littérature, société



Commentaires
Franchement, en ce qui concerne le cantique, moi, je préférais : "chez nous, soyez Reine, vous êtes..." je ne sais plus quoi. D'ailleurs, ç'est pas ce que les gens chantaient au meeting de folle, pardon de la Ségolène ?...
Ecrit par : Porky | 29.02.2008
PS : vérifie tes liens avec les 2 mains vengeresses parce que chaque fois que je clique dessus, ça me renvoie à la page "service non trouvé".
Ecrit par : Porky | 29.02.2008
J'ai essayé les deux liens : ça marche.
J'aimais bien aussi "chez nous soyez reine, nous sommes à vous, (...) souveraine, chez nous, chez nous. Soyez la madone qu'on prie à genoux, qui sourit et pardonne, chez nous, chez nous."
Ecrit par : fredlôtre | 29.02.2008
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