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10.03.2008

LA BASSE COUR

JE PICORE, TU PICORES

Portrait de BRICE HORTEFEUX (dans le rôle du méchant) dans Le Monde du 9 mars (c’est aujourd’hui). L’article essaie de nous vendre, sous l’écorce de la fonction antipathique (immigration et ADN), un individu sympathique. Je me fiche de savoir si le kapo du camp est sympathique ou non : ici, la fonction prime. Mais le journal nous l’assure : dans la vraie vie, il est vrai bien.

Succès du film « les ch’tis ». Content pour eux que la planche à billets fonctionne. Le film doit être un bon produit.

Analyse bête et inutile de Gérard Courtois, intitulée bêtement et inutilement « SARKOZY ou la mue présidentielle ».

En Iraq, l’armée américaine voit le bout du tunnel : en février, seulement 633 civils ont été tués. En attendant, idéologues d’Al Qaida et du Jihad se cherchent des crottes de nez dans la tonsure islamique. Et pendant ce temps, « l’état de l’armée inquiète les militaires américains » (c’est pour résumer, hein).

Vous y croyez, vous, à la déclaration de guerre entre le MEDEF et l’ UIMM ? Tout ça me paraît bien suce-pet, pour ne pas dire lèche-cul. Je n’y croirai que le jour où Parisot aura étendu sur le pré Denis Gautier Sauvagnac, comme GASTON DEFFERRE l’avait fait du député RIVIERE (non : en 1967, dernier duel de la république, le duel avait juste duré jusqu’au « premier sang », mais Defferre savait manier l’épée, et Rivière, venant de se marier, protégeait ses roubignolles, que son adversaire visait spécialement, sans doute par gourmandise).

Slogan universel et imbécile de ces municipales : rassemblez-vous autour de moi, contre les autres, car « ensemble, tout devient possible ». La connerie, c’est comme l’amour : il n’y a que des preuves. Le con qui la ferme, au moins, il laisse planer un doute (comme disait DESPROGES).

« Les vendeurs à la criée sont de retour dans les gares ». A l’époque où il y avait un « Café de la Paix » et juste à côté, une « Maison de la Presse », et un cinéma place Le Viste, je me souviens du crieur de journaux, qui commençait sa tournée autour de 17 heures : « Le Progrès Soir, la bourse, les courses », et qui la finissait un peu plus tard : « lemrogrèsnoir, lamourse, lesbourses », complètement bourré. Il allait se finir à « La Brioche », qui ne s’appelait pas encore « Brasserie Paulaner ».

Chronique économique d’Eric Le Boucher : cet insurgé viscéral s’insurge viscéralement, dans un texte intitulé de façon tranchante : « Pile je gagne, face tu perds », qu’accompagne un encadré « l’appétit des riches ». A quand la Révolution ? Il serait temps pour la statue du journaliste « modéré » et « impartial » de prendre conscience de quelques réalités bassement matérielles.

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